Je suis en mesure de vous annoncer de façon tout à fait officielle
que je viens de passer la pire après-midi de l'année 2008 !
Je vous raconte ?
Goutte d'eau numéro 1 : Moins trois semaines
d'un coup de baguette magique !
Je vous ai déjà dit que ce quadrimestre était placé sous le signe des
présentations orales. La principale (45 minutes, sur un sujet béton)
est prévue pour le 22 avril. En attendant, je travaillais donc bien sa-
gement pour mes autres cours et pour mon mémoire... mais c'était
sans compter le souci d'agenda de mon cher professeur, qui a pris
la décision subite d'avancer mon exposé d'une semaine !!
Ca n'a peut-être l'air de rien, mais étant donné que je dois proposer mon
plan et ma bibliographie auparavant, cela tombe désormais pendant les
vacances de Pâques, où le personnel académique ne travaille évidem-
ment pas. Conséquence : je dois être prête avant le congé.
Je viens donc de perdre trois semaines d'un coup ! Formidable ! Un peu
angoissée, je demande au prof de me donner quelques références de
bouquins pour commencer mes recherches. Devinez sa réponse ? Il
n'y en a tout simplement aucun dans la bibliothèque. A moi de me
débrouiller avec les autres universités belges ! Tout va bien...
Goutte d'eau numéro deux : Un stage ?
Nooon, deux !
Après la séance, j'ai rendez-vous avec le prof qui est aussi mon promoteur et maître
de stage. Je suis toute fière de lui annoncer que j'ai trouvé un stage dans une insti-
tution géniale et, comme je n'ai obtenu que deux semaines, je lui demande de me
suggérer des conférences et autres colloques, auxquels je pourrais assister pour
compléter cela.
Il me répond qu'il veut plutôt une participation active et me "propose" (impose serait
plus approprié) d'organiser une visite des Musées Royaux des Beaux-Arts pour tout
le groupe d'étudiants en filière époque contemporaine.
Comme j'imagine que la plupart d'entre vous n'ont jamais eu à faire cela, voici à
quelle charge de travail cela correspond : 1) me rendre sur place, constater les
collections, réfléchir aux oeuvres que je veux montrer, 2) faire des recherches
en bibliothèque, sur les artistes représentés, 3) lire tout cela, et trouver un fil
rouge, une thématique, 4) rédiger le contenu de la visite, 5) retourner au mu-
sée pour répéter, évaluer la durée, et prendre conscience de tous les détails
pratiques, 6) y revenir une dernière fois avec le groupe et leur présenter les
collections. Je crois que vous l'avez compris : c'est énorme.
Goutte d'eau numéro trois : Pourquoi s'arrêter
à deux ? Trois c'est mieux !
Après réflexion, une seule visite, c'est bien insuffisant. Pourquoi ne pas en gérer une
seconde, à l'occasion de l'expo gantoise d'un authentique inconnu belge contempo-
rain (ce qui signifie très concrètement : peu de sources bibliographiques, nada à
Louvain-la-Neuve) ? Hyper enthousiasmant, non ?!
~ * ~
A peine rentrée chez moi, j'éclate en sanglots (pendant plusieurs heures
- carrément). Avec tous les travaux, tous les exposés, sans compter les
colloques, les conférences, les séminaires, ces deux visites guidées
sont inconcevables.
J'ai donc décidé A) de pleurer encore un peu, B) de manger une marmite de
coquillettes, C) de téléphoner dès demain au musée qui me prend comme
stagiaire, pour les supplier de m'acueillir deux semaines de plus (et
échapper ainsi à ces visites exténuantes).
La suite au prochain épisode...